Milford Sound dans le Fiordland

La nuit a tenu ses promesses : le ciel s’est éclairci complètement. Du coup, le thermomètre en a profité pour  dégringoler : 3°C  au petit matin.

Temps clair sur le campement

Et déjà avant 7 heures, les premiers moteurs de campervans se mettent en route, discrètement mais régulièrement. 8 heures, ça nous semblait correct pour se lever mais là stupéfaction… camping presque désert ! Quelle discrétion, on ne s’attendait pas à un déménagement pareil.

Bon, on laisse tomber le petit déj pour le moment, on assure la demi-heure de route qui nous sépare encore de Milford Sound et on avisera une fois là-bas.

La route est spectaculaire et grimpe en continu jusqu’à faire face à une paroi infranchissable. C’est là qu’ils ont creusé un tunnel ! Et ça redescend en lacets serrés les 1400m de dénivelé jusqu’au niveau de la mer.

Les parkings à l’arrivée sont bien saturés. Fallait être plus matinaux 🙂

Bref, on se pose, on rejoint l’embarcadère à marche forcée car l’heure tourne. Mais tout roule car Amélie a réservé les billets la veille au téléphone (en négociant le tarif !). On se place dans la file d’attente pour embarquer et on déballe nos tartines de confiture. Ça fait des envieux car se lever tôt c’est bien mais commencer la journée le ventre vide, c’est dur hein ?

Le ronflement permanent des avions et des hélicos près de l’embarcadère aurait pu être un peu pénible pendant la visite mais avions et hélicos prennent rapidement la taille de moucherons une fois en l’air dans le fjord.

Et le spectacle commence ! On va se limiter ici à quelques clichés parce que la tentation est grande de mitrailler à tout va évidemment.

D’abord quelques phoques en pleine action.

On progresse vers la sortie du fjord et les coups d’œil vers l’arrière sont splendides. Plus les dauphins qui sont de la partie !

« Petite » chute d’eau ?

Mais grosse douche garantie !

Poursuivis par une jonque chinoise ?
Pas de doute !
Encore moins de doute !!

Une petite pensée pour les amis qui vont prendre le chemin du retour demain.

Le temps fort du jour

Véhicule en panne dans le tunnel au retour. Pas d’autre issue : Milford Sound est un cul de sac du réseau routier kiwi. Du coup, circulation alternée, attente mais tout va bien, on a eu une super journée, il fait beau, on est tranquille dans not’ beau campervan, les gens autour sont tous en vacances donc ça ne stresse pas 🙂

Sur la route de Milford Sound

Queenstown et Milford Sound sont assez proches à vol d’oiseau mais notre campervan n’a pas l’option…

Donc, c’est le grand tour via Te Anau. Et la route est lon-on-gue.

The long and winding road

Dernier camping avant Milford Sound :  Cascade Creek

Il y a du monde, pas mal de monde même mais c’est très organisé. Tous les visiteurs en attente depuis au moins 2 jours ont bien repéré la fenêtre météo de demain et sont tous au taquet !

N’eo ket tomm, comme on dit !

Le soir tombe et le jour finit par se lever. Le beau temps annoncé va se mettre en place pendant la nuit.

Éclaircie en vue !

Le temps fort du jour

Ce camping DOC du bout du monde est équipé de toilettes auxquelles nous faisons une visite nocturne. Et là, pincez-moi je rêve, la plaque d’égout est signée… http://www.sierg.org/uploads/Image/d4/SMALL_1655_1342009321_logo-pam.png (Aciéries de Pont-à-Mousson). OK, OK, on trouve ses sources d’étonnement où on peut…

Ce n’est qu’un au revoir…

Ah, le moment déchirant que ce matin du 20 février !

En Nouvelle-Zélande, il faut composer avec la météo (c’est bizarre, ça nous rappelle vaguement quelque chose…). Et elle ne nous est pas favorable. Nous étions tous tentés d’aller admirer la région des fjords, le Milford Sound dont Amélie disait que c’était un de ses coins préférés. Mais un nouvel épisode cyclonique est annoncé pour 2 jours. Deux jours de flotte, quoi. Qu’il faut laisser passer pour accéder au Milford Sound sous un grand ciel bleu.

Deux jours que nos deux équipages n’ont pas. Frère Sylvain et Sœur Chantal sont contraints de prendre une route qui les rapproche du vol du retour en fin de semaine. L’autre équipage fait le gros dos en traînant sous la pluie à Arrowtown et Queenstown. On prend mollement la route du sud.

Séparation de la Dream Team sous la pluie ce 20 février.

Arrowtown petite ville minière qui a conservé les façades du temps de la ruée vers l’or. Dont certains chercheurs d’or étaient Chinois. Et comme on est en plein nouvel an chinois, on peut imaginer l’autre ruée sur Arrowtown ces jour-ci.

Pas de photos, trop de flotte, et faut tenir le parapluie ! Sous le soleil, ça donne ça : par ici les belles images

A Queenstown (patrie du saut à l’élastique) quand la météo est pourrie, on peut avantageusement passer un petit moment chez le glacier (attention : pas *sur* le glacier) de bord de lac. Chez Patagonia, il me semble. Tu choisis ta base (chocolat, vanille, café ou dulce de leche), ton nappage, ta déco, et hop tu as ton esquimau sur mesure !

Le temps fort du jour

Un petit commerce de trucs à grignoter est tenue par 2 néo-zélandaises aux traits asiatiques. Leurs ancêtres ont peut-être cherché de l’or ici… Devant l’assaut des touristes, elles ont dû afficher la pancarte : « ici, on ne parle pas chinois » !

Waaa-naka, bokoukou, Waaa-naka

(sur l’air de Ramaya d’Afric Simone)

La rando mythique de Roys Peak pour faire la photo comme sur la peinture qu’était comme sur la photo.

Grimpette à 4, Nath ayant décliné l’appel des cimes. Amélie avait prévenu : c’est plutôt physique, la pente est souvent forte et la vue à couper le souffle. Même pas sûre de vouloir le faire une 2ème fois… et puis finalement, si (et ignorait encore qu’il y aurait une 3ème deux semaines plus tard).

Belle vue, non ?

Dans les 3 heures de montée à un rythme régulier. A chaque virage une nouvelle vue sur le lac Waaa-naka, bokoukou… bon ça suffit maintenant !

La photo rituelle est très prisée et nous ne sommes pas les premiers. Petite attente d’1/2 heure sur la crête bien ventilée à attendre notre tour et prendre enfin le cliché magique !

Chantal et Sylvain au Roys Peak
Amélie et Christian au Roys Peak

Ah au fait, en Nouvelle-Zélande, il y a quelques moutons (8 par habitant et plus 20 comme par le passé)

Voilà, voilà, on pousse encore pour aller au sommet officiel et il ne reste qu’à redescendre. Une bonne journée de marche d’environ 7 heures.

Joli mais il va être temps de rentrer

Le temps fort du jour

Nathalie s’est fait une belle balade bord de lac et nous a mis une ratatouille en route dans le campervan : hum, ça sent bon (déjà confirmé par les passants) !

Quant à Christian, il pue l’indien (dixit Amélie).

Comment tu l’aimes le lac Wanaka ? Bokoukou Wanaka !

Tekapo, Tekapo… mais c’est déjà bien !

A mesure qu’on s’élève vers les cimes, le niveau des calembours prend de la hauteur, non ?

Lac Tekapo. Dès l’arrivée, la couleur nous scotche.

Réalisé sans trucage !
Le paysage prête à la contemplation

Tour de lac à pied jusqu’à la chapelle du bon berger un peu envahie par des hordes de Chinois qui soignent la pose devant l’iPhone. Belle vue sur le lac par une large baie vitrée dans le pignon de la chapelle.

Une statue à la gloire des chiens de berger qui ont largement contribué à façonner le paysage agricole, trône pas loin de la chapelle.

Church of Good Shepherd (en regardant bien, il reste quelques Chinois qu’on n’a pas pu couper au recadrage)

Après les péripéties de fin de journée (voir le temps fort ci-dessous), repas en bord de lac au soleil couchant, solei qui, bien que pas mal de trucs fonctionnent à l’envers ici, se couche à l’Ouest ici aussi.

Route de nuit vers le lac Pukaki et installation sous les étoiles. Circuler de nuit dans ces zones inhabitées a un charme particulier apprécié de tous.

Arrivée nocturne au lac Pukaki

Dans le noir, on se pose où on peut… mais faut que ce soit à peu près horizontal, hein ?

Le temps fort de la journée

On se fait un tour en Chine ? La question se pose en fin de journée quand on tombe sur une pochette contenant :

  • 2 iPhones dernier cri
  • 1 iPad
  • 3 billets d’avion vers la Chine
  • 3 passeports chinois (pas un mot qu’on arrive à lire !)

Bonne moisson, non ?

Prêts à arrêter chaque voiture qui passe dont le chauffeur pourrait être chinois, on se résout à contacter l’ambassade de Chine. C’est alors que nos malheureux touristes reviennent sur leurs pas en voiture (on peut dire ça ?). Les filles leur remettent leurs affaires après les avoir torturé en anglais pour savoir si c’étaient bien les leurs.

Le touriste chinois est parmi nous mes frères !

La rescue team des Chinois

Péninsule de Banks et Akaroa

Pas très loin de Christchurch, Akaroa nichée au creux d’un vieux volcan éventré.

Le creux de la péninsule de Banks

Quand le soleil s’y met, tous les abris sont permis. Eh, vous savez pas que le trou dans la couche d’ozone est juste au-dessus de la Nouvelle Zélande? On ne rigole pas avec les UV !

à l’ombre du camtar. On ne demande pas ce que Nathalie a derrière la tête, SVP. Merci.

Ah désolés ! C’est pas du combi volkswagen hippie avec les fleurs et tout.

L’est pas beau mon campervan ?

La baignade dans le pacifique apaisé est trop tentante. Un bon moment de détente !

Chantal nous a dégoté un petit camping surplombant la baie avec l’appli Rankers qui liste tout (même les dump stations, les toilettes, tout quoi !).

Frère Sylvain en pleine contemplation

C’est quand vous voulez, moi je suis prêt !
Mais c’est pas du vin de messe, ça !

Le moment fort du jour

La route d’accès au camping est tortueuse et pentue… et à une seule voie. Ça monte sans encombre car ça ne circule plus trop à cette heure. Pour le lendemain, Sylvain dit que si celui qui a le nez vers le haut de la pente est prioritaire en cas de croisement, il descendra en marche arrière. Élémentaire, non ?

Cétacé dit la baleine, etc.

Allez, c’est décidé : on va voir les baleines ! Grosse balade de 3 heures en mer en fin d’après-midi. Ça laisse quelques heures pour faire un tour à pied aux environs de Kaikoura… et observer de très près quelques magnifiques phoques.

Kaikoura. La baie des baleines.
En pleine action
l’est pas mignon ?

Vient l’heure de prendre la mer. Chacun y met du sien (surtout ceux qui n’ont pas trop le pied marin) et finalement tout se passe bien. Le guide naturaliste à bord balance son topo en anglais truffé de vannes devant un parterre de non-comprenants composé à 80% de Chinois et 20% du reste du monde. On ne capte pas tout mais il évite à tout le monde de trop penser au mal de mer. On nous présente notre assistante « bien-être à bord »… qui ne tarde pas à faire la navette entre les passagers verts et la poubelle sur le pont, chargée de petits sachets suspects…

La baleine vient respirer en surface et nous gratifier d’un joli lever de queue avant de replonger.

Adios !

Le temps fort du jour

Ah oui, c’était une belle balade en mer. De retour sur terre et après un petit tour de bus, Amélie se rend compte… qu’elle n’a plus son petit sac à dos… avec toutes ses affaires dedans. Bah oui, avec la mer qui bouge les Chinois malades sont allés se rasseoir n’importe où dans le bateau. Et voilà ! Y’en a un qui a pris la place d’Amélie. Là où se trouvait son sac !! Encore un coup des Chinois ! Le capitaine est rentré à la maison et vu l’heure, c’est mort pour aujourd’hui.

Plus tard, à la fin du fish & chips on the beach, au moment où chacun remonte dans les camping cars, c’est au tour de Christian : pas moyen de remettre la main sur ces satanées lunettes ! Il fait nuit, ça n’aide pas. Le serveur de fish & chips entreprend des recherches… en vain… les lunettes traînaient sur la plage…

La famille de boloss !

How are you ? Very Well-ington !

Cette vanne d’une rare subtilité nous mit en joie pour la journée.

Arrivée à Wellington au son des cornemuses écossaises. Franchement, ils assurent pour accueillir les Bretons ici ! Sylvain part causer Festival Celtique avec un gars du pipe band. Et les voilà à parler de Lorient qu’il connaît comme sa poche ou presque !

Le musée Te Papa (« la-boîte-aux-trésors-dont-vous-n’imaginez-pas-le-dixième-des-ressources-qu’elle-contient-dans-vos-p’tites-têtes-de-voyageurs-de-l’autre-côté-du-globe ». et oui, c’est condensé le Maori) nous captive un bon moment. Pas ordinaire de se faire expliquer une culture à laquelle on ne comprend rien dans une langue qu’on comprend à peine…

Ah oui ! On a aussi passé le test d’immigration. C’est pas brillant : tous refoulés ! Trop vieux ou pas assez fortunés 🙁

Opération Corned Beef
Corned Beef

Opération Corned Beef ce week-end : Sylvain ayant acheté sa première boite de corned beef hier, voici qu’on tombe aujourd’hui sur cette oeuvre :

à la recherche des bijoux d’architecture
C’est classe, non ?
Cuba Street, le week-end : on peut goûter aux cuisines du monde entier. Notez bien les lampions !
no comment
no comment

Le temps fort du jour

Installés sur un parking en bord de Marina pour être prêts à prendre le Ferry du lendemain, chacun part roupiller dans son campervan. Sauf Sylvain qui toujours à l’affût d’un contact avec l’habitant, engage la conversation avec une locale éméchée qui cherche sa copine en passant de véhicule en véhicule.

Apparemment la discussion aurait tourné court. Sylvain, un commentaire ?

La géothermie, c’est l’avenir !

Après un réveil chez l’habitant où nous faisons le plein de légumes et de fruits, petite visite sous une pluie continue à Wai-O-Tapu Thermal Wonderland. Des bassins aux couleurs incroyables, de l’antimoine (Dieu nous pardonne), de l’arsenic (encore une petite goutte ?) et du souffre (paraît que c’est bon pour les bronches, c’est le côté positif parce que pour l’odeur…).

Arrivée dans un décor préhistorique : des fougères sorties tout droit du carbonifère inférieur, des vapeurs sorties de terre… Il est où le dinosaure ?

Heureusement la nature peut fumer. C’est OK.
Tu vois ça ? Toi pas tomber là-dedans, sinon t’es mort !
Parle avec elle !
C’est beau l’arsenic, non ?

 

La bal(l)ade de Coromandel

Cooks Beach

rando côtière jusqu’au site de Cathedral Cove, sous le chant très présent des cigales.

Y’en a qu’on la belle vue !
Mais oui, c’est de la cendre volcanique !
La cigale ayant chanté tout l’été…
Cathedral Cove. Bah oui, on n’est pas tout seuls !
Premier contact avec les fougères arborescentes : Waouh !

Premier contact aussi avec les pièges à possum. Possum ? kekséksa ? Un bestiole introduite depuis l’Australie pour sa fourrure mais sortie des élevages et devenue une vraie plaie en Nouvelle-Zélande. Du coup, les pièges sont très courants lors des balades.

Mets-y pas les doigts ! Tu vas regretter.

Le temps fort du jour

Pour notre première nuit de camping, nous avions atterri dans un champ où tous les camping cars sont collés les uns aux autres… alors qu’il y a plein de place dans le champ !!! On prend nos aises…

… et on se fait tirer l’oreille au petit matin par le ranger qui vient nous rappeler quelques règles élémentaires… On encourage ce type de camping, vous savez, mais il y a des panneaux et il faut les lire ! OK ?