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C’est le départ

L’heure du retour a sonné. Mais Amélie est sous bonne garde avec ses 2 assistants à la navigation. On est rassuré 🙂

assistants de navigation en situation de conduite

Dernière baignade dans le Pacifique

On a bien du mal à quitter Steve et Jenny et toute la compagnie…

à Peel Forest

Edith nous remet une touffe de poils de possum attrapée par le chien. On pourrait peut-être en faire un grigri ?

On finit quand même par se mettre en route et à mettre le cap sur Lyttleton près de Christchurch pour un sentier côtier et piquer une dernière tête dans le Pacifique. Ouch, elle est fraîche ! On dirait la Manche.

Le temps fort du jour

On dîne dans un resto indien « South India ». Même le plat le moins relevé nous fait transpirer à grosses gouttes. Un couple entre en bougonnant. Amélie : « A tous les coups c’est des frenchies, toujours à râler ! ». And the winner is… Amélie ! Un couple de Marseillais scandalisés que les restos ferment à 21h30 ! « On est en vacances quoi, ils pourraient faire un effort quand même ! »

Une amicale rencontre

Réveil au grand soleil toujours perdus dans la vallée de Mt Sunday. Le 4×4 n’a pas bougé. Sûrement des randonneurs sur plusieurs jours.

Chambre avec vue
En vrai, on a 4 chaises !
Pas dérangés par les voisins

En redescendant la piste, on trouve un superbe  endroit pour démarrer une petite rando au bord d’un plan d’eau. Tout est paisible

Nous sommes seuls sur ce sentier. Immergés en pleine nature. Chacun profite à son rythme de ce super moment.

Nath et ses girls

Puis vient le moment du retour vers kiki, la voiture-logement d’Amélie. Elle est restée chez ses derniers hôtes Steve et Jenny. Qui nous proposent de dîner ensemble et de poser notre campervan sur le terrain de leur ferme. Chouette rencontre avec des hôtes très sympathiques et quelques amis : une belle tablée d’une dizaine en tout qui mangera ce soir du mouton. Tout ce petit monde cause en anglais. On capte pas 100% mais peu importe.

Notre modeste contribution à la vie de la ferme : séparer les noisettes de leur coque. Il paraît qu’Amélie sait faire ça pendant des heures, le casque sur les oreilles. Enfin, c’est ce qu’on dit !

Le possum n’est pas l’ami de Steve alors quand le chien aboie, Steve sort la carabine et pan! le possum.

Le chien aboie, le possum trépasse (vieux dicton du Canterbury)

Steve nous fait essayer une magnifique veste faite maison en laine doublée en possum à l’intérieur. Paré pour l’hiver !

Pendant que nous retournons dormir dans notre campervan, Amélie et Juliette sont invitées à dormir dans des lits sur un grand balcon en plein air. Le pied !

En plein air mais dans un vrai lit !

Le temps fort du jour

Dans un moment de stress, on file vite fait faire quelques courses. Un peu trop vite car Christian saute du camtar le sac à dos mal fermé et l’appareil photo fait le plus long vol plané de sa vie d’appareil photo avec atterrissage sur le bitume du parking. Ah bah bien Nils, super pour l’appareil photo, il est foutu maintenant, etc.

Il est tombé pile sur le cache en plastique de l’objectif qui a amorti le choc. Petit contrôle rapide : l’optique semble intacte. Miracle. Les dieux Kiwis sont avec nous.

Sur les traces du Seigneur des Anneaux

Réveil en douceur pour permettre à Juliette de récupérer. Après une petite ballade côtière, on décide sur le tard de quitter l’extérieur du cratère de la péninsule de Banks par la route des crêtes. Une route plutôt bonne finalement. Et spectaculaire !

Retour vers Christchurch sans passer par l’intérieur du cratère (on gagne des litres, car en montée, la consommation avoisine les 30 litres/100 km).

L’idée est d’accéder en fin de journée à Mt Sunday , un site isolé au milieu des montagnes où ont été tournées des séquences du Seigneur des Anneaux. Ben oui mais va falloir mettre le turbo ! La journée est déjà bien entamée et il y a bien 3 heures de route. Ça va être à l’arrache (qui a dit comme d’hab ?).

On avance bientôt sur une piste caillouteuse pour une trentaine de kilomètres. A petite vitesse car on n’est pas en 4×4 ! Pas grand monde à cette heure sur la piste. Les touristes sont partis depuis belle lurette et ça finit un peu en cul de sac… Bientôt on n’a plus de réseau. Faut bien gérer…

Un passage de rivière les roues partiellement dans l’eau. Ça passe.

On arrive sur le petit parking de Mt Sunday vers 19h. Le plafond nuageux est assez bas et le jour commence à décliner. Ambiance.

Il ne faudra pas 100m pour qu’on se retrouve devant un ruisseau qui a pris un peu trop d’embonpoint. Malgré nos tentatives pour mettre en place un gué, un saut de cabri s’impose. Nathalie ne se sent pas d’humeur à faire des cabrioles. On passe à 3. Le reste est bien aménagé : passerelles, barrières, etc.

Arrivés au petit sommet, on se sent un peu au milieu du monde (ou de nulle part c’est comme on veut). On se demande comment on déplace tout un plateau de tournage dans un endroit comme ça… et pour tout démonter car il ne reste aucune trace.

La lumière n’est pas violente mais on y voit encore : le retour s’impose sans trop tarder, surtout qu’on a passé une rivière tout à l’heure et on croise les doigts pour que le niveau n’ait pas monté. On s’arrêtera une fois la rivière passée.

Un endroit possible est le lodge où a été hébergée l’équipe de tournage : pas de bol, le hors-saison a sonné et c’est fermé !

Reste l’autonomie en campervan. Pour de vrai. Sans sanitaire, sans eau, sans réseau. Rien quoi ! Cet espace existe, Amélie l’avait repéré lors de sa précédente visite. On s’arrête. Il y a un pick-up garé-là. On essaie de ne pas déranger leur solitude… jusqu’à ce grand coup de klaxon dans le noir ! Dans une manœuvre délicate de notre espace intérieur (les sièges avant pivotent !), Christian vient de s’appuyer généreusement sur le centre du volant. Qui est aussi le klaxon. Oups !

Le site doit être idéal pour observer le ciel nocturne quand c’est dégagé.

Le temps fort du jour

Une autre option pour la nuit était un village fantôme sur la route. Que des bicoques d’été et comme l’été se termine, y’a pas un chat. Une ou 2 maisons où des yeux étonnés nous regardent passer. Pour le reste tout a l’air abandonné. Le terrain pour passer la nuit est peuplé de caravanes qui semblent abandonnées elles aussi. Glauque…

Peninsule de Banks (III) – Okains Bay

C’est le jour où Juliette arrive chez les Kiwis ! Arrivée prévue en début d’après-midi. Bon, vu l’attente qu’on a eu avant de pouvoir montrer nos semelles à notre arrivée, on peut bien compter une heure après l’atterrissage de son avion pour la voir sortir. Ça nous laisse le temps de faire quelques emplettes chez Pack ‘n Save avant de prendre la direction de l’aéroport. On devrait être pas mal au niveau timing…

… sauf que Juliette nous attend… « ouais, je viens de l’autre côté de la planète et vous êtes pas fichus d’être à l’heure ! Non mais vous êtes pas croyables ! ». Le contrôle est passé comme un lettre à la poste, pas d’attente, du coup elle s’est retrouvée dehors plus vite que prévu. Elle n’a pas de forfait de portable pour nous appeler, ses messages sur FB restaient sans réponse. Elle nous connaît mais commençait à se demander si on ne s’était pas trompé de jour 🙂

Sur la crête de la péninsule de Banks. Pas chaud la NZ !

Allez, allez, on va se trouver un petit coin tranquille pour finir la journée et passer une bonne nuit. Direction Okains Bay sur la péninsule de Banks. Après un long voyage de presque 30 heures, l’appel du matelas est puissant mais tout le monde s’y met pour que Juliette se recale au plus vite sur l’heure locale 🙂

Camping sous les pins sur la côte. Allons mettre les pieds dans le Pacifique !

Tu dormiras quand il fera nuit !

petite fatigue ?
C’est cool les retrouvailles !

Le temps fort du jour

La dump station du camping de Okains Bay est particulière. Ton véhicule se retrouve légèrement en contre-bas de la bouche d’évacuation. Autant dire que la vidange est un peu fastidieuse. La théorie des vases communicants est implacable et quand ça veut pas, ça veut pas…

Ah oui, on s’est aussi fait barrer la route par un local qui s’est fait peur en nous doublant sur la petite route d’Okains Bay. Il nous fait gentiment comprendre qu’avec notre gros bahut (pas si gros que ça pourtant), fallait vraiment qu’on serre à gauche. OK, OK, OK, je ne l’avait pas vu arriver derrière nous. On ne recommencera pas.

Peninsule de Banks (II) : Diamond Harbour

C’est bientôt l’heure de retrouver Juliette : on se rapproche de Christchurch.
La péninsule de Banks, c’est du changement de décor pas trop loin de la ville. Sur les conseils d’Amélie-les-bons-tuyaux, nous mettons le cap sur Diamond Harbour.

Le tuyau n’était pas percé : c’est Dimanche et en saison, il y a le concert de l’après-midi. Juste au dessus de l’aire où nous passerons la nuit !

C’est folk !
ambiance familiale et détendue
Concours de voltige

… suivi d’une petite rando côtière vers Purau Bay

Goûte-moi ça ! Attends, je fais l’itinéraire avec ma super appli Maps Me !
Au fait, on est chez les Kiwis !

Sur la route du retour, le vent se lève. Ça sent presque la tempête… mais finalement non. Fausse alerte.

Le temps  fort du jour

Le sentier passe dans un espace complètement colonisé par une variété de passiflore qui est en fruits !! Grosse cueillette et dégustation !

Milford Sound dans le Fiordland

La nuit a tenu ses promesses : le ciel s’est éclairci complètement. Du coup, le thermomètre en a profité pour  dégringoler : 3°C  au petit matin.

Temps clair sur le campement

Et déjà avant 7 heures, les premiers moteurs de campervans se mettent en route, discrètement mais régulièrement. 8 heures, ça nous semblait correct pour se lever mais là stupéfaction… camping presque désert ! Quelle discrétion, on ne s’attendait pas à un déménagement pareil.

Bon, on laisse tomber le petit déj pour le moment, on assure la demi-heure de route qui nous sépare encore de Milford Sound et on avisera une fois là-bas.

La route est spectaculaire et grimpe en continu jusqu’à faire face à une paroi infranchissable. C’est là qu’ils ont creusé un tunnel ! Et ça redescend en lacets serrés les 1400m de dénivelé jusqu’au niveau de la mer.

Les parkings à l’arrivée sont bien saturés. Fallait être plus matinaux 🙂

Bref, on se pose, on rejoint l’embarcadère à marche forcée car l’heure tourne. Mais tout roule car Amélie a réservé les billets la veille au téléphone (en négociant le tarif !). On se place dans la file d’attente pour embarquer et on déballe nos tartines de confiture. Ça fait des envieux car se lever tôt c’est bien mais commencer la journée le ventre vide, c’est dur hein ?

Le ronflement permanent des avions et des hélicos près de l’embarcadère aurait pu être un peu pénible pendant la visite mais avions et hélicos prennent rapidement la taille de moucherons une fois en l’air dans le fjord.

Et le spectacle commence ! On va se limiter ici à quelques clichés parce que la tentation est grande de mitrailler à tout va évidemment.

D’abord quelques phoques en pleine action.

On progresse vers la sortie du fjord et les coups d’œil vers l’arrière sont splendides. Plus les dauphins qui sont de la partie !

« Petite » chute d’eau ?

Mais grosse douche garantie !

Poursuivis par une jonque chinoise ?
Pas de doute !
Encore moins de doute !!

Une petite pensée pour les amis qui vont prendre le chemin du retour demain.

Le temps fort du jour

Véhicule en panne dans le tunnel au retour. Pas d’autre issue : Milford Sound est un cul de sac du réseau routier kiwi. Du coup, circulation alternée, attente mais tout va bien, on a eu une super journée, il fait beau, on est tranquille dans not’ beau campervan, les gens autour sont tous en vacances donc ça ne stresse pas 🙂